Guide de situation en Bolivie

Une journée au valle

Ton week-end tranquille à Tarija sort de la ville : une journée à la campagne, au valle, San Lorenzo, la Casa de Moto Méndez, le Valle de la Concepción, la chaude campiña verte. Tout le chapitre tient en une compétence : organiser un taxi avec don Julián, le chauffeur de confiance que Doña Elsa te donne. Tu demandes comment y aller, tu conviens du prix aller-retour (Bs 150, fixé) et tu le répètes, et tu règles la question décisive de la journée, est-ce qu'il t'attend là-bas ou revient te chercher (« ¿me espera o vuelve por mí? »). Deux choses se demandent toujours, ne se supposent jamais : comment est la route aujourd'hui (« ¿cómo está el camino? ») et à quelle heure il vaut mieux rentrer (« ¿a qué hora conviene volver? »), le chauffeur, qui connaît le trajet, rapporte les conditions ; tu ne dis jamais une route sûre ou dangereuse, et aucun prix ne s'écarte de Bs 150. Le registre est un usted chaleureux et courtois avec don Julián, et le rythme est « sin apuro », le valle se savoure lentement. Une note par niveau signale quelque chose de réel au relecteur bolivien : Tarija parle son propre espagnol chapaco, affectueux et musical, qui emploie vraiment « vos » et a une mélodie propre ; nous écrivons ici en usted neutre à dessein et laissons cette vraie chaleur tarijeña à la relecture locale. Aucun voseo cruceño (vos, querés, che) nulle part, cela appartient au carnet de Santa Cruz, la mauvaise région.

Vocabulaire essentiel

  • ida y vuelta: aller-retour Le cœur de l'organisation d'un taxi pour la campagne : « ida y vuelta » désigne un prix convenu qui couvre l'aller et le retour (ici Bs 150) pour aucune surprise au retour.
  • ¿me espera o vuelve por mí?: vous m'attendez, ou vous revenez me chercher ? La question décisive d'une journée dehors : dans le valle, aucun taxi à héler, donc tu règles maintenant si le chauffeur attend ou revient à une heure convenue.
  • ¿cuánto me cobra?: combien me prenez-vous ? La plupart des taxis ici n'ont pas de compteur, donc on convient du prix à voix haute avant de partir, « cobrar » (facturer) est le verbe, et répéter le prix le fixe.
  • ¿cómo llego al valle?: comment j'arrive au valle ? Ta question d'ouverture : la première personne de « llegar » plus « al valle » (a + el contractés). Change la destination et ça marche pour toute sortie de la ville.
  • ¿cómo está el camino?: comment est la route ? L'état de la route vers le valle se demande, ne se suppose jamais : « ¿cómo está el camino? » laisse le chauffeur, qui connaît le trajet, te dire les conditions du jour, tu ne déclares jamais un trajet bon ou mauvais toi-même.
  • ¿a qué hora conviene volver?: à quelle heure vaut-il mieux rentrer ? L'heure du retour, comme la route, se demande, ne se suppose pas : « conviene volver » laisse le chauffeur te conseiller, pour rentrer avec la lumière plutôt que de deviner.
  • pasar a buscar: passer prendre (quelqu'un) L'expression courante pour une prise en charge : « ¿me pasa a buscar a las ocho? » place le chauffeur à ta porte à l'heure convenue, la façon naturelle d'organiser le début de la journée.
  • al valle: au valle (à la campagne) « El valle » est ainsi que les tarijeños appellent la campagne chaude de vignes et de vergers hors de la ville ; « al valle » (a + el) est la contraction, et tout chauffeur comprend la sortie que tu vises.

Termes d’espagnol bolivien

  • el ripio: le gravier (chaussée non goudronnée) « Ripio » est le mot courant pour les tronçons de gravier d'une route de campagne. Un chauffeur qui signale « un tramo de ripio » décrit l'état du jour, il ne te met pas en garde, les conditions, c'est à lui de les dire, à toi de les demander.
  • el valle / la campiña: le valle / la campagne autour de Tarija À Tarija, « el valle » et « la campiña » désignent le doux bas-pays vert juste hors de la ville, San Lorenzo, le Valle de la Concepción, les vignes et vergers. Les gens disent « salir al valle » pour une journée tranquille à la campagne.
  • sin apuro: sans hâte, tranquillement « Sin apuro » est le rythme d'un week-end à Tarija et l'esprit de tout ce voyage, tu dis au chauffeur « vamos sin apuro » et tu le penses. Le valle se savoure lentement, il ne se coche pas sur une liste.
  • un taxista de confianza: un chauffeur de taxi de confiance Réserver une sortie à la campagne via le chauffeur connu de ta logeuse (« un taxista de confianza » comme don Julián) est la façon ordinaire et sensée ici, plutôt que de héler un inconnu. Tu commences l'appel déjà recommandé.

Phrases utiles

  • ¿Cuánto me cobra ida y vuelta?: Combien prenez-vous pour l'aller-retour ? La question d'argent d'ouverture pour tout taxi hors ville : convenir d'un prix aller-retour (ici Bs 150) avant de partir, et le répéter pour le fixer.
  • ¿Me espera allá o vuelve por mí?: Vous m'attendez là-bas, ou vous revenez me chercher ? À régler avant de partir : sans taxis à héler à la campagne, tu décides maintenant si le chauffeur reste ou revient à une heure convenue.
  • ¿Cómo está el camino hoy?: Comment est la route aujourd'hui ? Se demande, ne se suppose jamais : laisse le chauffeur rapporter les conditions du jour (« seco », « transitable », « un tramo de ripio »). Tu décris ou demandes l'état d'une route, tu ne la dis jamais sûre ou dangereuse.
  • ¿A qué hora conviene volver?: À quelle heure vaut-il mieux rentrer ? Laisse le chauffeur qui connaît le valle conseiller le retour, pour rentrer avec la lumière et sans te presser, demander vaut toujours mieux que deviner.

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