Guide de situation en Bolivie

Premier après-midi dans la ciudad blanca

Tu es revenu à Sucre pour deux semaines d'espagnol, les matins à l'école de langue, les après-midis à explorer, en logeant chez la famille de Doña Carmen près du centre. Ce premier après-midi est de la pure orientation à pied : le vieux centre colonial blanchi à la chaux (la ciudad blanca, ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO), la Plaza 25 de Mayo en son cœur avec la Casa de la Libertad juste à côté, et La Recoleta, un café-belvédère en haut de la colline pour la première vue classique sur les toits blancs. Ton travail, ce sont les questions : le chemin, la distance, si c'est faisable à pied, si la montée est raide, et à quelle heure ferme le café (les horaires se demandent à la porte, jamais supposés). Deux registres portent la journée et ne se mélangent jamais : un usted chaleureux et courtois avec Doña Carmen et les gens que tu abordes dans la rue, c'est le chuquisaqueño des hauts plateaux, adouci par « pues » et plein de diminutifs (despacito, cafecito), plus doux et plus formel que le cruceño de Santa Cruz, et un tú détendu avec Tomás, ton camarade brésilien. Il n'y a pas de voseo cruceño ici ; c'est l'autre carnet. Vas-y despacito : tu es à 2800 mètres.

Vocabulaire essentiel

  • ¿cómo llego a...?: comment j'arrive à... ? Ton passe-partout pour t'orienter à pied : la première personne de « llegar » plus le lieu, ça marche à la porte, à un coin de rue ou à une fenêtre de taxi.
  • ¿queda cerca?: c'est près d'ici ? « Quedar » est le verbe courant pour situer les choses en ville, associe-le à « cerca » ou « lejos » avant de t'engager dans une marche à 2800 m.
  • ¿se puede ir caminando?: peut-on y aller à pied ? L'impersonnel « ¿se puede...? » demande ce qui est possible ou permis sans désigner personne, la forme de question la plus polie dans l'espace public bolivien.
  • subir a La Recoleta: monter à La Recoleta « Subir a » est le verbe pour monter à un belvédère, dans un véhicule, à l'étage, et La Recoleta est en haut d'une colline, donc c'est le mot exact qu'il te faut cet après-midi.
  • la ciudad blanca: la ville blanche (Sucre) Le nom que Sucre se donne : le centre colonial blanchi à la chaux que tu parcours, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le cœur de tout ce que tu exploreras durant ce séjour.
  • el mirador: le belvédère / point de vue La Recoleta est un mirador avec un café : la première vue classique sur les toits blancs de Sucre. Demande « el mirador » et n'importe quel habitant sait exactement où tu veux aller.
  • ¿a qué hora cierra?: à quelle heure ça ferme ? En Bolivie, les horaires se demandent à la porte, jamais supposés, et sur une colline d'altitude la lumière s'en va tôt, donc cette question protège la vue pour laquelle tu es monté.
  • cuesta arriba: en montée / raide à monter Sucre monte et descend, donc « cuesta arriba » et ses verbes « subir »/« bajar » comptent autant que gauche et droite, demande avant une montée si c'est « muy cuesta arriba ».

Termes d’espagnol bolivien

  • despacito: tout doucement (diminutif de « despacio ») « Andá despacito nomás », vas-y tout doucement. Le diminutif est de la pure chaleur chuquisaqueña, et à 2800 m c'est aussi un conseil littéral : dose ton effort en montée le temps de t'acclimater.
  • pues: donc / tu sais (particule d'adoucissement) « Ya pues », « andá pues », « pues » ajouté adoucit et réchauffe une phrase. C'est une signature du chuquisaqueño des hauts plateaux, le cousin plus doux et plus formel du cruceño de Santa Cruz.
  • el cafecito: un petit café L'espagnol des hauts plateaux adore les diminutifs : « un cafecito », « un ratito », « cerquita ». Ils ne rapetissent pas la chose, ils ajoutent de la chaleur. « Vamos por un cafecito » est une invitation, pas une petite commande.
  • la cuadra: le pâté de maisons Les indications boliviennes se comptent en cuadras, pas en mètres, « a dos cuadras ». Dans Sucre vallonnée, elles s'accompagnent de « suba » (monte) et « baje » (descends), alors écoute le verbe de montée autant que le tournant.

Phrases utiles

  • ¿Me puede indicar cómo llego a...?: Pourriez-vous m'indiquer comment j'arrive à... ? La façon courtoise en usted de demander son chemin à Doña Carmen ou à un inconnu, tu demandes une orientation sans donner d'ordre.
  • ¿Se puede subir caminando a La Recoleta?: Peut-on monter à pied à La Recoleta ? La question de la montée du jour : l'impersonnel « ¿se puede...? » plus « subir caminando », remplace la destination par n'importe quel site à flanc de colline à Sucre.
  • ¿Hasta qué hora está abierto?: Jusqu'à quelle heure c'est ouvert ? Demandé à la porte du café ou de tout site, en Bolivie les horaires se vérifient sur place, et sur une colline d'altitude la lumière tombe tôt.
  • Voy a subir despacito, como usted dice.: Je vais monter tout doucement, comme vous dites. Un usted chuquisaqueño chaleureux pour Doña Carmen : lui renvoyer son diminutif « despacito », c'est sonner comme chez soi dans sa maison.

Apprenez-le dans l’application

Explore Sucre, Practical Spanish for Bolivia

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